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I) Au niveau des Etats

* Propositions d'écologistes et d'économistes

 Point de vue de Joseph Stiglitz (chercheur américain), prix Nobel de l'économie 2001

 

     Le processus de Kyoto a soulevé trois problèmes: les E-U n'ont pas signé, les pays du tiers monde (PTM) ont été écartés et le contrôle des promesses s'avère difficile.

     Les opposants ont soutenu trois thèses: réduire les émissions de GES ne règlerait pas forcément les problèmes car on n'est pas sûr à 100% de l'intervention humaine dans le processus, l'investissement financier serait trop élevé et cela ne servirait à rien sans les E-U.

     Kyoto s'est focalisé sur les émissions de GES, sans prendre en compte la déforestation. Les PTM qui ont des forêts devraient être dédommagés s'ils arrêtent la déforestation, on devrait les payer comme "poumons verts". Les pays industrialisés pourraient leur acheter le "permis de polluer". L'organisation mondiale du commerce (OMC) commet une injustice à la source, elle donne une subvention masquée aux pays qui polluent en ne leur interdisant pas de détruire la nature. Il faudrait changer cela.

      Les PTM veulent un permis "per capita", les E-U un permis basé sur le PNB, mais il faudrait faire payer pour ce que les gens coûtent à la société et ce qu'ils prennent à la Terre. Avec cet argent, on pourrait améliorer l'environnement. Il faudrait taxer les points négatifs pour l'humanité (polluer) plutôt que les pointss positifs (travail, épargne), il faudrait se baser sur un  PNB "vert" tenant compte des ressources et du taux de pollution de chaque état.

      Certains industriels résisteraient au début (industries du pétrole, automobile) mais une fois les choix dirigés vers les nouvelles technologies, cela pourrait avantager tout le monde. L'économie et l'environnement pourraient être bénéfiques l'une pour l'autre...

Principe : faire payer en fonction de la pollution occasionnée et favoriser les pays en développement écologiques.

 

•  Lester Brown : Plan B 2.00 pour une croissance respectueuse de l'environnement (Anglais).

Préface              Chapitre 1              Chapitre 2               Chapitre 3               Chapitre 4               Chapitre 5               Chapitre 6

Chapitre 7               Chapitre 8               Chapitre 9              Chapitre 10              Chapitre 11              Chapitre 12

Chapitre 13

Quelques idées du président de l'EPI :

- stabiliser la population mondiale : depuis 1980, nous dépassons la capacité de la terre

- ramener la demande humaine à son taux de 1980 ou mieux, de 1950 voire 1920

- utiliser des transports moins polluants, notamment les véhicules hybrides

- recycler les pièces détachées plutôt que des engins complets

- bannir les produits et emballages à usage nunique

- inclure les pays en développement très pollueurs (Chine, Inde, Brésil, Arabie Saoudite) dans la nouvelle économie écologiste

- encourager la recherche sur tout ce qui est non-polluant ; développer les énergies renouvelables

- pour cela, créer un organisme international rassemblant les chercheurs du monde entier

- utiliser convenablement des "permis de polluer"

- taxer la pollution pour détaxer en contrepartie le logement et le revenu (principe du PAYT ou du "pollueur-payeur")

- taxer sur la pollution d'un objet polluant, sur la valeur des services donnés par la nature (pour couper un arbre, il faut payer tout les services que cet arbre nous rend vivant).

- mettre des écolabels permettant d'obtenir l'avis des consommateurs

- proposer sur les factures électriques une option "verte" permettant au consommateur, moyennant 3à 15% de surcoût, de laisser une Terre propre à ses enfants

- faire marcher les firmes en association : les déchets de l'une peuvent servir de matières premières à l'autre

Principe : Changer de système économique dans le monde entier pour instaurer un marché respectueux de la nature, et ce en tenant compte des pays émergents et en développement.

 

•   Nicholas Georgescu-Roegen

Nicholas Georgescu-Roegen (1906-1994), professeur d'économie à l'université de Vanderbilt (Tenessee – EU ) a donné le ton de son vivant: il a rappellé que la vie dépend d'un flux, l'énergie solaire, et d'un stock, la Terre, composée de deux éléments, l'énergie et la matière (éléments asymétriques car nous transformons l'énergie en matière).
Le second principe de la thermodynamique dit
principe de l'entropie énonce que tout système fermé tend vers le chaos. Or la civilisation humaine, en transformant la matière, poursuit son évolution dans un système où le processus naturel de l'entropie peut être freiné ou accéléré mais non inversé.
Le processus économique doit être repensé à la lumière du principe de l'entropie. Les systèmes biologiques utilisent essentiellement l'énergie solaire: leur entropie est négligeable, ils s'opposent à la dégradation. La civilisation industrielle, elle, dont le stock est fini et dont l'entropie augmente est irrévocablement appelée à la baisse. On nous trompe sur la croissance économique!
Voici les sept points du processus économique que nous propose Roegen:


- cesser la production d'instruments de guerre (énorme gaspillage de matière et d'énergie)


- diminuer graduellement la population mondiale jusqu'au niveau où elle peut être nourrie par une agriculture organique


- éviter tous les gaspillages d'énergie actuellement maîtrisée (voitures, chauffage…)


- débarrasser l'homme de cette morbide habitude de consommer des gadgets, des marchandises sophistiquées (grosses automobiles…)


- débarrasser l'homme de cette maladie de l'esprit qu'est la mode et qui fait qu'on préfère la dernière invention, la nouveauté du jour


- produire des biens durables


- renoncer au cercle vicieux de l'homme qui se sert le matin d'un appareil à raser plus vite pour arriver à son travail plus vite pour fabriquer des appareils à raser plus vite!

Principe : développer une économie durable en changeant les mentalités
 

•  Nicolas Hulot :

Dans son "pacte écologique", Nicolas Hulot propose cinq points concrets qu'il conviendrait de mettre en place au niveau de l'état.

-         Mettre l'environnement au cœur de l'Etat avec un vice-Premier ministre chargé du développement durable

-         Instaurer une taxe carbone en croissance régulière jusqu'à la réduction par quatre des émissions de gaz carbonique

-         Offrir un marché à l'agriculture de qualité en réorientant progressivement les subventions agricoles vers une restauration collective à base de produits certifiés et de proximité et en négociant une réforme de la PAC (politique agricole commune) qui aille dans ce sens

-         Soumettre systématiquement les orientations du développement durable au débat public

-         Promouvoir une grande politique nationale d'éducation et de sensibilisation à l'écologie et au développement durable

Principe : Changer au niveau des hautes sphères du pouvoir français pour prendre en compte la nature dans le débat citoyen. Cet exemple inciterait les autres pays à s'améliorer pour ne pas rester à la traîne.

 

 

* D'autres mesures...

•  Imposer le stockage du CO2

Les trois principaux moyens de capter, transférer et stocker le CO2, aussi bien à court qu'à long terme :

A ces trois moyens de stockage vient s'ajouter l'injection en profondeur de CO2 comprimé dans les océans. Ce moyen, bien que beaucoup plus fiable, demande des injections à très grande profondeur (des kilomètres de tuyauterie!) et à très grande pression (plusieurs dizaines d'atmosphères).

• Le principe du "pay as you throw" ou "PAYT"

Littéralement : payez comme vous jetez : c'est le principe du pollueur-payeur. Ce concept, né aux Etats-Unis en 1990 -et appliqué depuis lors avec un fort pourcentage de réussite notamment au niveau des ordures ménagères avec 45% de diminution depuis 1990- est dans son principe très logique : Plus l'on contribue à l'effet de serre, plus on paye pour contrecarrer celui-ci. Compenser nos actions néfastes. Ce principe est malheureusement difficilement applicable : en effet, les pollueurs vont tout faire pour payer moins en polluant autant ; les non-pollueurs ne seront même pas concernés. C'est pour cela que beaucoup pensent à une autre solution : Fixer les seuils d'imposition, non plus en fonction du salaire, mais en relation avec la pollution générée par la famille concernée. Ceux qui respectent la nature se verraient ainsi récompensés dans leur lutte et ceux qui la détruisent se verraient punis. C'est en partie grâce à principe du pollueur-payeur que nous espérons pouvoir diffuser le QCM : Les gens font des photocopies de celui-ci et le diffusent ; leur contribution à l'information d'autres personnes contrebalance en partie leur pollution.

 

II) Les énergies renouvelables

Nous ne voulons pas réduire notre consommation. Soit. Consommons alors mieux...du côté de l'énergie : les énergies renouvelables dont l'accès reste difficile à cause du coût initial vont se développer : la plupart des pays industrialisés du monde proposent déjà un crédit d'impôts sur les logement équipés de capteurs solaires, d'éoliennes ou tout autre système dit écologique. On distingue actuellement cinq types d'énergie :

- L'énergie éolienne et marémotrice

Ces deux énergies sont liées dans leur fonctionnement : bien que basée, l'une sur l'eau et l'autre sur l'air, elles permettent toutes deux de produire du courant électrique à partir d'un élément naturel. Toutes les éoliennes et la plupart des usines marémotrices utilisent des alternateurs pour produire de l'énergie :

Intérieur d'une éolienne et éoliennes en Mer du Nord

Fonctionnement d'une usine marémotrice

On estime que l'éolienne pourrait fournir environ 10% de notre consommation actuelle mais nécessiterait beaucoup d'espace.

- La géothermie ou principe de la pompe à chaleur est utilisée en majeure partie pour le chauffage domestique et la production d'eau chaude.

Principe de fonctionnement

 

- Le moteur à hydrogène est absolument non polluant : son seul rejet constitue en de la vapeur d'eau :

2H2(g) + O2(g) ==> 2H2O(g)

L'inconvénient majeur de cette source d'énergie est le stockage obligatoire du gaz dihydrogène (H2) dans des réservoirs de masse très importante et sous une pression très élevée, d'où la difficulté de l'intégrer dans un quelconque véhicule.

- Les biocarburants ont presque les mêmes caractéristiques que leurs équivalents fossiles. Ce sont des huiles produites notamment à partir de bois, de déchets agricoles ou de certains végétaux. Le plus connu est le diester (biogazole), produit à partir de colza. Le biodiesel est, lui, fabriqué avec les huiles de cuisson usagées des restaurants.

avions fonctionnant au bioalcool, brésil

 

- L'énergie de la biomasse : l'emploi de cette énergie permet de recycler les déchets organiques : en se décomposant, ces déchets produisent du méthane (ils sont attaqués par des bactéries méthanogènes) qui est un excellent combustible. L'utiliser limite également l'effet de serre puisque le méthane est un GES*.

L'énergie libérée par la biomasse pourrait couvrir une part importante des besoins en énergie du secteur secondaire.

- La fusion nucléaire est un moyen de produire de l'énergie à grande échelle. Elle consiste à fusionner un atome de deutérium et un de tritium (isotopes naturel de l'hydrogène) pour former un atome d'hélium. Cette fusion produit une énergie phénoménale mais demande pour être lancée une température très élevée.

- L'énergie solaire est la plus pratique au quotidien, et ce de deux manières : premièrement dans les installations de chauffage. L'appareillage employé est un capteur solaire, constitué d'une plaque de couleur noire mate (albédo* très faible) qui chauffe sous les rayons solaires. Sur cette plaque est enroulé un serpentin de verre dans lequel l'eau, arrivée par une extrémité, froide, se réchauffe et ressort chaude à l'autre extrémité. La deuxième utilisation de l'énergie solaire se fait sous forme de cellules photovoltaïques ( majoritairement constituées de silicium). Nous n'entrerons pas dans les détails mais dirons simplement que ces cellules transforment l'énergie lumineuse en énergie électrique. Le solaire a l'avantage d'être disponible même à "petite échelle" : a-t-on déjà vu une personne dans la rue emportant une éolienne ou un réacteur de fusion nucléaire, voire une bonbonne d'hydrogène? Il n'est pourtant pas rare de voir des calculatrices de poche solaires. Sachez (j'ai fait moi même l'expérience) qu'il est possible d'alimenter un baladeur MP3 en énergie avec un panneau solaire de 3*3 cm, et ce même par temps pluvieux! Voici la photographie d'un montage...spécial été...avec une radio et un ventilateur, branchés en série sur le panneau solaire. Ce montage est pleinement opérationnel.

On estime que le solaire pourrait fournir 20 à 30% de l'énergie (secteurs résidentiel et tertiaire).

III) Au quotidien et chez soi

°  Vivez dans une surface plus petite et/ou chauffez moins ( Ex : chauffez à 17°)

°  Baissez votre chauffage la nuit et en cas d'absence

°  Essayez de moins utiliser la climatisation

°  Utilisez le vélo et les transports en commun

°  Regroupez vos courses

°  Triez vos déchets

°  Préférez les douches aux bains

°  Essayez de baisser votre consommation en viande, produits manufacturés et d'origine étrangère dont la production, l'emballage et le transport produisent du CO2 et du CH4

°  Eteignez les lampes!

° Travaillez avec votre famille dans une seule pièce (évite d'allumer plusieurs lampes et chauffages)

°  Petit réflexe : utilisez un verre à dents

°  Essayez de ne pas utiliser de véhicules à combustible fossile (voiture, avion,...)

°  Utilisez des robinets mélangeurs pour économiser de l'eau

°  Refusez les sacs en plastiques dans les supermarchés

°  Mettez vos appareils en veille quand vous ne les utilisez pas et éteignez les en cas de non-utilisation prolongée

°  Evitez d'utiliser des aérosols

°  Si vous devez racheter des appareils ménagers ou électroménagers, préférez ceux dont la consommation énergétique est dite de "classe A"

°  Utilisez des panneaux solaires pour recharger des batteries ou faire fonctionner baladeurs et radios. Un panneau solaire de 10*10 cm peut alimenter simultanément 3 baladeurs mp3.

° Il ne sert à rien de laver une voiture, et l'eau que vous gâchez ainsi correspond à votre consommation personnelle pendant plus d'un mois. Pensez aux pénuries et sécheresses qui nous attendent.

° N'arrosez pas vos pelouses en plein milieu de la journée : l'eau s'évaporera et celle qui reste fera office de loupe pour le soleil, grillant ainsi vos belles plantes vertes. Arrosez après 20 h le soir ou avant 9h le matin. Récupérez l'eau de pluie pour l'arrosage.

...Plus de conseils à la fin du QCM...

 

IV) Sur le long terme

° Vous ne voulez peut-être pas baisser votre consommation. Dans ce cas, pensez à ne pas avoir beaucoup d'enfants. Pourquoi? Tout simplement parce que si nous sommes deux fois moins nombreux sur terre, nous pouvons polluer deux fois plus. Et qui payera pour vous quand vus serez retraité alors, me direz-vous? Eh bien... Je ne sais pas mais en tout cas si nous avons plus d'enfants pour nous faire financer plus tard, nous nous engageons dans un cercle vicieux (nos enfants penseront comme nous...).Il faudrait donner aux retraités un travail à leur portée. La Terre ne peut pas supporter 10 milliards d'individus (problèmes de logement et d'espace vital, chômage, pollution, problèmes de sous-nutrition et j'en passe).

° Equipez votre logement avec des énergies renouvelables. Beaucoup plus cher à l'achat -actuellement du moins-, elles sont très rentables sur le long terme. Si vous êtes surproductif, vous pouvez même vendre le surplus (et pensez que les réserves de pétrole et de gaz naturel ne tiendront encore pas plus de 60 ans).

° Investissez vous pour le respect de l'environnement. Ce ne sera jamais de l'énergie perdue.

° Achetez des véhicules hybrides ou même entièrement électriques -encore rares sur le marché-. Vous ferez des économies sur le long terme.

 Voir les solutions les plus farfelues au problème du réchauffement climatique