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Les élèves de la classe verte?

I) Etude des chiffres

Le schéma (tiré du site internet de la fondation Nicolas Hulot) est plutôt net et sans appel : les Etats-Unis et l'Australie se situent loin devant pour la production du principal GES, le CO2. Le pays pollueur suivant -le Royaume Uni en l'occurrence- a une production du même gaz presque deux fois moindre. En dernier, et avec une pollution presque insignifiante, nous trouvons les PED.

Selon les données chiffrées sur les gaz à effet de serre, les "bons élèves" sont les pays en développement et quelques pays européens dont la France. En pratique, sont-ils si écologiques?

Les pays en voie de développement d'abord. Dans ces pays, le niveau d'industrialisation n'est pas très élevé et cette industrialisation ne profite qu'à une petite partie de la population. Les moyens de production sont rustiques et polluent beaucoup plus que ceux des pays développés pour le même rendement. En conclusion, nous dirons que si tous dans les pays en développement utilisaient les moyens de production qu'ils ont à leur disposition sans les développer, leur contribution à l'effet de serre serait même supérieure à celle des Etats Unis car leur population est beaucoup plus importante.

Les pays développés "non-pollueurs" ensuite. France, Royaume-Uni, Japon... Leur force vient pour la plupart d'entre eux de l'utilisation de l'énergie nucléaire, énergie non polluante en GES. Mais deux problèmes se posent : - l'exploitation du nucléaire rejette de la chaleur et de la vapeur d'eau, contribuant à l'effet de serre.

                                                                           - le retraitement des déchets radioactifs n'est pas encore au point et leur stockage n'est pas sûr.

Ces pays restent cependant en tête dans le domaine des transports, avec le diester et la diminution de la consommation des voitures particulières (réglementée par l'UE). Des crédits d'impôts sont souvent accordés dans ces états aux plus écologiques pour les encourager et inciter d'autres personnes à les suivre.

Les vrais "bons élèves" sont en fait l'Allemagne, le Danemark et la Suède, qui développent leur parc éolien, méprisent le nucléaire, et dont la démographie diminue (moins de population implique moins de consommation et de pollution).

 

II) Comparaison entre la France et les Etats-Unis

 

Voici à présent la comparaison entre les mesures prises et en voie de l'être en France et aux Etats-Unis pour limiter l'effet de serre. Pourquoi ces deux pays? Les Etats-Unis d'abord. Premiers pollueurs mondiaux actuellement, ils ont refusé le protocole de Kyoto. Ils produisent plus d'un quart de la pollution globale sur la planète. La France ensuite : première utilisatrice européenne du nucléaire,  moins développée écologiquement que l'Allemagne, le Danemark ou la Suède, elle est représentative de l'UE.

A) Etat des Lieux

          Mesures prises aux Etats Unis

Trois États ont établi des objectifs de réduction des émissions de CO2 par les centrales électriques.

Les États-Unis ont de l'avance quant aux politiques visant à accroître la part de l'énergie renouvelable.
Treize États ont des normes ministérielles d'énergie renouvelable qui exigent des compagnies d'électricité de s'approvisionner en partie de sources propres telles que le vent.

Avec une population neuf fois supérieure à celle du Canada, les États-Unis ont une
capacité d'énergie éolienne 20 fois plus grande.

L'État de New York et le gouvernement fédéral américain ont dépensé plus de deux milliards de dollars américains dans la seule région de la ville de New York pour favoriser les
transports en commun.

Les règlements fédéraux prescrivent la récupération des
gaz de décharges dans tous les grands sites d'enfouissement des États-Unis.
 

          • Les Plans Français pour lutter contre le réchauffement climatique


1. En septembre 1989, le Premier ministre Michel Rocard crée un Groupe Interministériel sur l'Effet de Serre (GIES) et lui demande d'élaborer un premier
"Programme d'action contre l'effet de serre". Ce groupe, présidé par l'ingénieur général des Mines Yves Martin, remet le 15 novembre 1990 un rapport qui comprend une première liste d'actions jugées prioritaires


2. En mars 1993, le Conseil des ministres de Pierre Bérégovoy approuve les "Premiers éléments pour un programme français de lutte contre l'effet de serre", à nouveau rédigés par le GIES.


3. Ce dernier prépare le
"Programme français de prévention du changement de climat", approuvé par le gouvernement d'Alain Juppé en février 1995 et qui sert de première
"communication nationale" de la France.

4. La seconde communication nationale, adoptée en novembre 1997 par le gouvernement Jospin, actualise la précédente avant la conférence de Kyoto qui se tiendra le mois suivant.


5. Adopté en janvier 2000 par le même gouvernement, le "Programme national de lutte contre le changement climatique" (PNLCC) doit permettre à la France de respecter son objectif de stabilisation des émissions de gaz à effet de serre.


6. Initialement prévu pour novembre 2003 et maintes fois reporté, le
"Plan climat 2003" est maintenant annoncé pour juillet 2004. Un nouveau report n'est pourtant pas à exclure, notamment en cas de remaniement après les élections européennes.

On peut également ajouter à cetts liste :

7. Le programme national d'amélioration de l'efficacité énergétique de décembre 2000, destiné à faire passer la pilule de la suppression de la vignette et de la baisse de la TIPP décidées quelques mois plus tôt, qui ne porte pas spécifiquement sur le changement climatique mais y trouve tout de même sa justification principale. Signalons toutefois que ce plan, plus modeste, a été plutôt mieux appliqué que les autres.


8. La troisième communication nationale de novembre 2001, qui actualise le PNLCC.

 

          • Conclusion sur ce qui a déjà été fait dans ces deux pays

Là où les français grattent le papier pour proposer des plans qui ne sont pas appliqués, les américains prennent quelques mesures concrètes et localisées pour réduire leur pollution. Pourquoi la France est-elle alors considérée comme "plus propre"? Simplement car elle est contrainte par l'UE à prendre des mesures et que la société de consommation y est moins implantée. Depuis peu, des lois ont enfin été votées, imposant des quotas et limitant la pollution. Encore peu connues, semble t-il. Les plus évoluées, portant le nom de "Plan Climat [une année]", visent à accentuer l'impact du protocole de Kyoto. Nous disons "les Etats Unis", mais en réalité mous devrions plutôt dire "certains états d'Amérique du nord" : ce n'est pas le gouvernement qui prend toutes les mesures contre le changement climatique, ce sont certains états, en réalité peu nombreux.

 

 

B) Des Propositions

          • Introduction

Les défenseurs français de la Terre contre l'effet de serre présentent, par rapport à leurs homologues américains des particularités que nous allons étudier à présent : la prévention, la taxation, l'austérité sont de mise alors qu'outre-Atlantique, on mise plutôt sur l'innovation technologique, l'esprit d'entreprise et des règles de jeu musclées. Dans cette étude comparative, nous nous fonderons sur les mesures prônées par le pacte écologique de Nicolas Hulot pour la France et sur les actions individuelles de personnalités scientifiques, politiques ou du monde des affaires pour les E-U.

 

            Mesures prônées en France et signées par les candidats à l'élection présidentielle 2007: (d'après Nicolas Hulot, Le Pacte écologique)

 

-         Organiser la baisse de la consommation

-         Produire "autrement" en agriculture

-         Contenir l'extension urbaine

-         Sortir du "tout routier"

-         Etablir le vrai prix des services rendus par la nature

-         Faire entrer la nature dans l'aménagement du territoire

-         Prévenir avant de guérir au niveau de la santé

-         Sortir l'écologie scientifique de son isolement

-         Prendre des initiatives internationales en politique

-         Mettre l'environnement au cœur de l'Etat

-         Instaurer une taxe-carbone en croissance régulière jusqu'à diminuer la consommation des trois-quarts

-         Faire des campagnes d'éducation et de sensibilisation

-         Soumettre au débat public les orientations sur le développement durable

 

Engagements de l'Europe


L’Union européenne s’est engagée collectivement à une
baisse globale de 8% de ses émissions de gaz à effet de serre, des chiffres spécifiques étant attribués à chacun des Etats. Ces engagements ont été assortis de mécanismes de flexibilité, le premier étant la création d'un système international d'échange d'obligations de réduction (encore appelés droits ou crédits) d’émissions.

Dans chaque Etat des
quotas d’émissions autorisées sont attribués par secteur d’activité et par site ou entreprise. Des entreprises individuelles peuvent cependant produire un taux d'émissions supérieur à leurs quotas à condition qu'elles trouvent des entreprises qui produisent moins d'émissions et leur revendent leurs quotas. Egalement, un pays développé qui contribue à la baisse des émissions dans un autre pays peut se voir créditer de tout ou partie de cette baisse, ce qui vient ainsi s’ajouter à son quota d’autorisations initiales.

Ce système doit être mis en place en 2008, mais l’Union européenne s’est engagée à le réaliser dès
2005 en créant dès cette date un marché européen de crédits d'émission de CO2.

 

La situation française

Officiellement, la France s’est fixée comme objectif la division par quatre de ses émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2050. En 2000 un Programme National de Lutte contre le Changement Climatique (PNLCC) a été élaboré par la Mission interministérielle de l’effet de serre (MIES). Ce plan prévoyait de remplir l'objectif de Kyoto sans utiliser les mécanismes de flexibilité. En 2001, ce programme national a été renforcé par le Programme National d’Amélioration de l’Efficacité Énergétique (PNAEE).

Une nouvelle révision aboutit cette année à un nouveau plan : le
Plan Climat qui a été présenté le 22 juillet 2004 par le Ministère de l’écologie et du développement durable. Ce plan fixe comme objectif la stabilisation des émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2010. L’instauration d’un «bonus-malus» à l’achat des véhicules pour encourager l’achat de véhicules peu émetteurs de CO2 et pénaliser les véhicules gros consommateurs d’énergie est mise à l’étude.

Quatre types de mesures sont particulièrement mises en avant :

- incorporation progressive des
biocarburants dans les carburants (multiplication par 5 de leur utilisation pour atteindre en 2010 l’objectif de 5,75% de teneur en biocarburants fixé par une recommandation européenne) ;
- instauration d’un
crédit d’impôt pour l’installation d’un équipement performant en terme d’effet de serre (un chauffe-eau solaire par exemple) ;
- généralisation d’une
«étiquette énergie» informative sur le bilan énergétique des produits mis sur le marché, depuis les climatiseurs jusqu’aux bureaux et logements ;
- aide à l’amélioration des
systèmes de climatisation.

Ces différentes mesures sont accompagnées d’une campagne d’information sur le changement climatique et sur les moyens d’action individuels pour le combattre. Renouvelée annuellement, cette campagne est pilotée par l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie).

Par ailleurs, dans le cadre de la transcription française de la Directive européenne "sur les échanges de permis d'émissions de CO2", la France a notifié à la Commission européenne le 6 juillet 2004 son Plan National d'Allocation des Quotas (PNAQ) d'émissions de CO2, élaboré en collaboration avec les secteurs industriels concernés. Le PNAQ établit la quantité totale des quotas à attribuer et la façon de procéder (distribution par secteur et par site des quotas). Le démarrage effectif de ce marché européen des quotas est prévu pour le 1er janvier 2005.

(Données de "La documentation Française")

 

            Actions menées aux E-U (pays où est né le mouvement écologiste, où le processus de Kyoto n'a pas été ratifié, où 5% de la population cause 25% de la pollution mondiale)

 

-         Ne pas rationner, pas d'austérité

-         Implication personnelle des entreprises (banques vertes s'impliquant dans les énergies renouvelables), des personnalités politiques (surtout démocrates), de grandes et petites municipalités malgré l'avis du Congrès

-         Recyclage de l'argent en grande quantité pour des projets

-         Développement de la recherche pour une meilleure technologie

-         Le plus gros budget d'un état pour l'écologie (2 millions de dollars). L'Etat finance trois équipes de modélisation climatique

-         Opérations musclées (ex: le gouverneur de Californie s'engage à diminuer de 25% les émissions de GES d'ici 2020, de 80% d'ici 2050)

-         Incitation des citoyens à changer en leur montrant les avantages

-         On compte sur l'augmentation du pétrole pour rendre le biodiesel compétitif

-         Dramatisation des catastrophes pour éveiller les consciences endormies (l'ouragan Katrina a joué un grand rôle)

-         PAYT / Pay As You Throw : ceux qui jettent, ce sont ceux qui paient

 

La position américaine : impasse ou alternative : l'avis des américains eux-mêmes...

("Les Entreprises" de Kal, The Economist, Londres)

 

             • Georges W. Bush

==> Le refus du protocole de Kyoto

Le 13 mars 2001, le président américain G. W. Bush, annonçait le refus des Etats-Unis de réglementer leurs émissions de gaz à effet de serre et leur rejet du Protocole de Kyoto.

Cette position a été formulée dans une lettre adressée à quatre sénateurs républicains opposés au Protocole: MM. Chuck Hagel (Nebraska), Jesse Helms (Caroline du Nord), Larry Craig (Idaho) et Pat Roberts (Kansas).

"Je vous remercie de votre lettre du 6 mars 2001 à propos de la position de mon gouvernement sur les changements climatiques mondiaux, en particulier sur le protocole de Kyoto et sur les mesures prises pour réglementer les émissions de gaz carbonique dans le cadre de la loi sur la salubrité de l'air. Mon gouvernement accorde une grande importance à la question des changements climatiques mondiaux.

Comme vous le savez, je suis opposé au protocole de Kyoto parce qu'il exempte 80% du monde, notamment des pays très peuplés tels que la Chine et l'Inde, et parce qu'il porterait gravement atteinte à l'économie des Etats-Unis. Le vote du Sénat (95 voix contre 0) montre que les sénateurs sont d'avis que le protocole de Kyoto constitue un moyen injuste et inefficace de faire face aux préoccupations relatives aux changements climatiques mondiaux.

Comme vous le savez, je suis en faveur d'une politique énergétique nationale qui soit équilibrée et qui tienne compte de la nécessité d'améliorer la qualité de l'air. En conséquence, j'ai l'intention d'oeuvrer de concert avec le Congrès en vue de l'élaboration d'une stratégie exigeant que les centrales réduisent leurs émissions d'anhydride sulfureux, d'oxydes d'azote et de mercure. Une telle stratégie devrait prévoir une réduction progressive des émissions au cours d'une période de temps raisonnable, tout en offrant une certitude sur le plan réglementaire et des incitations commerciales visant à aider ce secteur à remplir les objectifs fixés. Toutefois, je ne pense pas que l'Etat doive exiger que les centrales réduisent leurs émissions de gaz carbonique, car ce gaz n'est pas un "polluant" selon la loi sur la salubrité de l'air.

D'après un rapport récent du ministère de l'énergie, "Analysis of Strategies for Reducing Multiple Emission for Power Plants" (Analyse des stratégies visant à réduire les émissions de plusieurs gaz par les centrales), la limitation des émissions de gaz carbonique dans le cadre d'une stratégie de réduction des émissions de plusieurs gaz entraînerait un abandon encore plus considérable du charbon au profit du gaz naturel pour la production d'électricité et une hausse bien plus forte des prix de l'électricité que si l'on réduisait uniquement les émissions d'anhydride sulfureux et d'oxydes d'azote.

C'est là une nouvelle information importante qui justifie une réévaluation (de notre position), en particulier dans une période de hausse des prix de l'énergie et de grave pénurie d'énergie. Le charbon est la source de plus de la moitié de l'électricité aux Etats-Unis. Alors que la Californie connaît déjà une pénurie d'énergie et que d'autres Etats de l'Ouest s'inquiètent au sujet du prix de l'énergie et de son offre cet été, il nous faut faire très attention de ne pas prendre des mesures susceptibles de causer un préjudice aux consommateurs. C'est tout particulièrement nécessaire étant donné l'état incomplet des connaissances scientifiques relatives aux causes des changements climatiques mondiaux et aux solutions en la matière, ainsi que l'absence sur le marché des techniques nécessaires pour enlever le gaz carbonique et pour le stocker.

Vu ces préoccupations, nous continuerons d'examiner dans le détail les questions ayant trait aux changements climatiques mondiaux, notamment la science, les techniques, les systèmes commerciaux et les solutions novatrices destinés à s'attaquer aux concentrations de gaz à effet de serre dans l'atmosphère. Je pense avec beaucoup d'optimisme que nous pourrons, en consacrant l'attention nécessaire et en collaborant avec nos amis et alliés, mettre au point les techniques, les incitations commerciales et d'autres moyens novateurs de s'attaquer aux changements climatiques mondiaux.

Je compte collaborer avec vous et avec d'autres personnes afin d'aborder les questions relatives aux changements climatiques mondiaux dans le cadre d'une politique énergétique nationale qui protège notre environnement, nos consommateurs et notre économie."

Source : diffusé par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat.

 

             • Des mesures alternatives

 

==> L'approche graduelle : "Clear skies and global climate change initiatives"

Les Etats-Unis n'ont toutefois pas totalement renoncé à prendre des mesures de lutte contre le changement climatique.

Au niveau local, plusieurs programmes avaient été initiés en l'an 2000 et depuis 2001, le Massashusetts, le New Hampshire, la Californie et le Texas ont mis en place des mesures de contrôle des émissions pour différents secteurs industriels et énergétiques.

En outre, avec un Sénat contrôlé après juin 2001 par une majorité démocrate, le gouvernement fédéral s'est vu forcé d'adopter une démarche plus constructive.

Ainsi, "Clear Skies and Global Climate Change", le plan alternatif présenté par Georges W. Bush le 14 février 2002, développe une approche graduelle, à moyen ou long terme, vis-à-vis du problème climatique.

L'idée est de chercher dans un premier temps à ralentir l'augmentation des émissions de gaz à effet de serre plutôt que de la stopper afin que le croissance économique n' en pâtisse pas.

Le plan prévoit un objectif chiffré:

- Diminuer l'intensité en gaz à effet de serre du PIB (calculée en tonnes métriques par million de dollars de PIB) de 18% au cours de la prochaine décennie.

Afin d'y parvenir, le gouvernement préfère miser sur l'incitation plutôt que sur la contrainte :

- 700 millions de dollars supplémentaires (soit 4, 5 milliards) seront consacrés aux activités liées au changement climatique.

- 4, 6 millliards de dollars de crédits d'impôts sur 5 ans sont débloqués afin d'encourager l'investissement dans les énergies renouvelables.

Il prévoit également un bilan en 2012 :

"si les progrès sont insuffisants et qu'une science fiable justifie une action plus approfondie ... les Etats-Unis répondront par des mesures additionnelles qui pourraient inclure des programmes basés sur le marché ainsi que des incitations supplémentaires et des mesures volontaires."

Source : White House. Fact Sheet : President Bush Announces Clear Skies & Global Climate Change Initiative (texte intégral en anglais).

 

==> Le plan concret

Le plan du président prévoit des mesures visant à réduire la consommation d'essence aux États-Unis de 20 % d'ici à 2017 par rapport à la consommation actuelle, ce qui entraînerait un ralentissement de la croissance prévue des émissions de gaz carbonique imputables au secteur des transports, qui a été la cause, en 2004, de 22 % de ces émissions. Il prévoit aussi l'obligation d'utiliser des carburants provenant de sources renouvelables et des carburants de remplacement (132,5 milliards de litres d'ici à 2017).

Si les mesures annoncées par le président dans son discours sur l'état de l'Union sont adoptées, il sera possible de réduire les émissions de gaz carbonique de 10 %, soit environ 175 millions de tonnes, d'ici à 2017. Cette réduction serait comparable à celle qui interviendrait s'il y avait 26 millions d'automobiles de moins sur les routes.
 

Conclusion : Comparaison des mentalités

Les écologistes français sont des intellectuels qui ont des idées "géniales". Ils sont fiers de leur "beau pays" qu'ils veulent protéger. Leurs travaux sont centrés sur des problèmes au niveau national essentiellement. Ils veulent appliquer le changement d'abord à la France, prônent une certaine austérité, des interdictions. Ils souhaitent que la France devienne ensuite un modèle pour le monde en "instillant" leurs idées. Ils sont du type "ingénieurs de réseaux ferroviaires".

Les Américains qui s'occupent de ce problème ne sont pas tous des scientifiques, beaucoup sont des économistes et des politiciens. Ils sont pragmatiques, leur raisonnement se fonde sur une étude essentiellement mondiale. Ils prônent le développement de la science, des nouvelles technologies et l'expansion. Conquérants, ils mettent en avant une politique écologique à grande échelle mais il leur faut s'appuyer sur une population qui a reçu quelques "électrochocs" pour la mettre en place. Ils sont du type "moteurs de locomotives".

Si les français et les américains divergent au sujet de la manière d'arriver à l'objectif, cet objectif est lui commun : polluer moins, produire mieux etc.